Historique

Les débuts


Vers la fin des années 1950, René Monory, qui a été élu conseiller municipal de Loudun en 1955 mais qui n'est pas encore maire (il le deviendra en 1959), œuvre à la création d'un aérodrome pour "ouvrir la ville" comme il le disait lui-même. Les premiers terrains et la maison attenante sont loués par la commune de Loudun sur la commune de Véniers en 1957. L'accord conclu avec le propriétaire, le Dr Besnard, prévoyait un loyer annuel de 800 nouveaux francs, loyer indexé sur … le cours de la viande de bœuf au marché de La Villette (3,16 NF le kilo le 6 mai 1957). L'Aéroclub Loudunais est créé le 22 mars 1957 en tant qu'association 1901 présidée par René Monory et il s'affilie à la Fédération aéronautique de l'Union française (ancêtre de la FFA) le 31 mai 1957. La première assemblée générale a lieu en octobre 1957.


Défrichement du terrain

L'agrément de l'Aéroclub Loudunais par la DGAC est obtenu le 7 mars 1959. Le 5 février 1961, c'est l'un des 5 aéroclubs (avec les Ailes châtelleraudaises, l'aéroclub de Chauvigny, l'AC de Montmorillon et l'AC du Poitou) qui forment l'ADAV, Association départementale des aéroclubs de la Vienne.

Les vols des membres de l'Aéroclub Loudunais débutent en 1958 à l'aérodrome de Loudun dont la piste ne fait que 630 mètres sur 60 m de large. Le club ne dispose alors que d'un seul avion, un Jodel D-112 de 65 chevaux, le F-BIQL, acheté le 6 juin 1958. Il y avait à l'époque 8 élèves, dont René Monory, et un instructeur, Yves Charlot.

Yves Charlot était chargé la vente de tracteurs et de machines agricoles dans l'entreprise de René Monory. Il avait appris à piloter à Thouars (breveté en 1950) et un stage à Challes-les-Eaux lui avait permis de devenir instructeur. Il a naturellement rejoint l'aéroclub nouvellement créé par son patron. .

L'avion du club a d'abord été garé sous un simple toit en auvent dépourvu de murs. Il fallait donc attacher le Jodel au sol pour qu'il ne soit pas endommagé par d'éventuelles rafales de vent. Cet auvent a été remplacé dès 1959 par un hangar fermé pouvant abriter deux avions. Ce premier hangar est celui qui fait face au bureau mais il était dépourvu à l'époque de l'extension qui doublera plus tard sa superficie.

Le bar actuel n'existait pas et c'était dans le bureau de club que Madame Charlot offrait les rafraîchissements indispensables, parfois au son de l'accordéon dont Yves Charlot jouait fort bien au terrain ou pour animer les bals de la région.


Yves Charlot

Une visite faite par le Groupe Aérien de Toussus durant l'été 1960 nous donne une bonne idée de nos débuts :
"Nous devons dire ici un mot de l'A.C. de Loudun. Il y a deux ans seulement, il y avait une ébauche de piste ; maintenant il y a un terrain d'aviation complet avec une bande aménagée bien balisée et un club-house accueillant et confortable. Il n'y manque encore que l'eau courante et le téléphone (…) "

Cette visite a d'ailleurs été l'occasion d'un premier meeting aérien au programme très complet avec des avions à moteur dont un Noratlas (qui a réussi à atterrir sur la courte piste de Loudun), des planeurs, y compris un Fauvette, planeur à moteur à réaction auxiliaire, des parachutistes et l'hélicoptère de la gendarmerie.

Le développement de l'aéroclub


Yves Charlot ne volait que le week-end. Il n'y avait pas de rendez-vous : le premier élève arrivé en début d'après midi volait le premier. Les autres attendaient en jouant à la pétanque. Le soir, Charlot annonçait "Allez, on rentre les avions" pour rameuter les pilotes encore au bar. Tout le monde s'y mettait, ce qui facilitait la manœuvre un peu délicate.

En 1960, le F-BIQL est remplacé par un nouveau Jodel D-112 (F-BKCM) et en 1963 l'aéroclub s'offre un deuxième avion, un Rallye R880B de 100 CV immatriculé F-BKYJ, peu apprécié de Charlot car trop facile en raison de ses volets Fowler et de ses becs de bord d'attaque de type "slats" qui se rentrent automatiquement lorsque la vitesse ou l'incidence le permettent. Ces deux avions étaient abrités dans le hangar n°1 qui ne mesurait que 10 m sur 10, un peu juste pour les deux avions du club.


Lâcher de Geneviève Delachaume sur le F-BKCM en 1964

Le ravitaillement des avions se faisait à l'aide d'une pompe à main reliée à un réservoir d'une capacité de 800 litres rempli à partir de fûts de 200 litres. Une station de ravitaillement en essence d'indice d'octane 80 et 100 sera installée en 1972. Il s'agit de la station BP qui était située derrière le hangar n°1 et était d'un accès assez malaisé pour les avions.


Ravitaillement du F-BPOQ à la station BP en 1982

Dans les années 1960, l'aéroclub comptait une trentaine de membres qui accomplissent de 200 à 300 heures de vol par an. C'étaient presque tous des débutants et le club fêtait souvent chaque année une dizaine de brevets premier ou second degré. Il faut dire que la réglementation était beaucoup moins exigeante qu'aujourd'hui. Par exemple, en 1958, les vols commencèrent le 6 juin mais le club comptait déjà 5 brevets élémentaires à la fin de l'année (dont René Monory).

Au terrain, l'accueil était généralement assuré par Gustave Réchard, dit Tatave, pilote et membre de l'AC depuis sa création, qui se rendait au terrain dès qu'il avait un moment et était toujours disponible pour aider les autres pilotes ou pour accueillir les visiteurs qu'il saluait de sa formule magique : "Voulez-vous faire un tour d'avion ?". Tatave était toujours volontaire pour remplir les réservoirs et il assurait toutes les tâches administratives. La médaille d'honneur de la Fédération Française d'Aéronautique lui sera remise en 1996 pour les services qu'il a rendus toute sa vie à l'aviation.


Remise de la médaille de la F.F.A. à Gustave Réchard

Tatave aidait aussi Charlot à faire les visites de 25 et 50 heures des avions mais ceux-ci devaient aller à La Rochelle pour les opérations de maintenance plus sérieuses. Jean-Louis Belamy, du Garage Renault de Loudun, donnait aussi un coup de main. En 1975, un jeune pilote, Marjan Goral, obtint un certificat de mécanicien avion par équivalence avec ses diplômes "civils". Il assura alors une part de plus en plus grande de l'entretien des avions. Jean-Michel Soumillac vint l'épauler quatre ou cinq ans plus tard. La réglementation s'est déjà renforcée et Jean-Michel, lui, devra faire un stage pour obtenir son diplôme de mécanicien avion.

La valse des Jodel continue puis, en 1968, arrive un premier Robin, un DR360 "Chevalier" F-BPOQ, qui aura une très longue carrière à Loudun puisqu'il y volera jusqu'en 2005. Il sera suivi par bien d'autres Robin et Jodel (voir le fichier "Statistiques").


Le F-BPOQ en 1985


Un couple de gardiens, les Jamain, est installé début 1964 dans la vieille maison attenante au terrain pour assurer la sécurité des appareils et des installations et noter le passage des avions. Louis Jamin était appelé  P'tit Louis" ou Louis XIV parce qu'il était le quatorzième enfant de sa famille. Les Jamain partiront en 1982 et plusieurs autres gardiens leur succéderont. Le club-house est agrandi en 1976 pour installer le bar et la salle de réunion actuels plus spacieux.

 Le terrain où se trouvent la piste et les installations est acheté par la ville de Loudun en mai 1968. La piste elle-même est prolongée de 250 mètres en 1987. Un deuxième hangar est construit en 1989 pour abriter quatre avions et recevoir une unité d'entretien agréée. C'est celui qui sert d'atelier aujourd'hui encore, le plus éloigné du bureau donc.

Yves Charlot devient président de l'aéroclub en 1978 quand Monory passe la main.

Pour l'instruction des élèves pilotes, Charlot est parfois aidé par d'autres instructeurs. René Chapeau  a fait un peu d'instruction à Loudun avant d'entrer à Air France. Après avoir obtenu sa qualification instructeur en 1968, Geneviève Delachaume a fait de l'instruction à Loudun, Thouars et Châtellerault jusqu'à son départ pour le Sénégal en 1969. On relève aussi le nom d'Hélène Mottais en 1984-1987. Yves Charlot prendra sa retraite en 1993 après avoir été aidé à partir de 1985 par Jean-Pierre Yven.

Au début, des meetings aériens étaient organisés chaque année. Lors du premier meeting, en 1959, la célèbre parachutiste Colette Duval sauta d'un Stampe piloté par Charlot. La mairie de Basses donna alors le nom de Colette Duval à l'une des rues du village. A partir de 1978, il n'y eut plus qu'un meeting tous les deux ans jusqu'en 1992, puis un dernier meeting en 1998 pour les 40 ans de l'aéroclub. Ce genre de manifestation est devenu de plus en plus lourd à organiser en raison du renforcement de la réglementation et il n'y a plus eu de meeting depuis. L'aéroclub organisait aussi des rallyes aériens chaque année.


Patrouille acrobatique marocaine au meeting de 1990

Les constructeurs amateurs sont associés de longue date avec l'Aéroclub Loudunais puisque c'est en 1984 qu'a débuté la construction d'un avion de voltige, le Denize RD-20 "Raid Driver", par les élèves du LEP de Loudun. L'avion de 150 CV a effectué son premier vol le 3 juillet 1989 sous l'immatriculation F-PLPG et Geneviève Delachaume a fait les essais de vrille quelques jours après. Elle trouve la gouverne de direction sous-dimensionnée. En conséquence, l'avion a du mal à partir en vrille… et autant de mal à en sortir ! Le F-PLPG a été racheté en 1994 par Robert Denize.


Sortie d'atelier du Raid Driver en 1989

La mise aux normes de l'aéroclub


Au cours des deux dernières décennies, l'Aéroclub Loudunais et le terrain de Loudun ont fait l'objet de nombreuses améliorations dont beaucoup ont été nécessitées par la mise des installations aux normes françaises et européennes. Yves Charlot ayant pris sa retraite en 1993, cette mise aux normes a été accomplie sous les présidences de Jean-Claude Bozec de 1993 à 1996 et surtout de Jean-Pierre Moreau, président du club de 1997 à 2011 avant de passer la main à Michel Richez en 2012.

Modernisation des installations


Un troisième hangar est construit en 2000, accolé au hangar-atelier, et il devient opérationnel au début de 2001, mais les principaux travaux portent sur la station de distribution d'essence.

La vieille installation est rachetée à BP en 2002 mais elle reste en service jusqu'en 2005 bien que son accès soit assez délicat pour les avions. Il est décidé en septembre 2006 de la mettre aux normes. Les travaux débutent en 2007 mais la nouvelle station d’essence n'est terminée qu'en février 2008 à l'emplacement actuel, bien plus facile d'accès. L'Aéroclub Loudunais est le premier des petits clubs de la région à être ainsi équipé. 

La piste est mise aux normes en 2009 (plaques de délimitation de la piste, panneaux d'indication de piste, dépose du poteau en bout de piste 27, abattage des arbres trop élevés, suppression de l'aire à signaux, bouts de piste sécurisés, pose de panneaux "Interdit aux piétons", etc. Le terrain est déclaré conforme par la DGAC en 2010. L'année suivante, le taxiway est refait, déplacé de 10 mètres et  prolongé jusqu’au point d'arrêt de la piste 26.


La station Total en 2011

La station est équipée en 2013 d'un automate lecteur de cartes Total.

En raison de l'augmentation de la vitesse de déplacement du pôle nord magnétique qui passe de 15 kilomètres par an au début du 20e siècle à plus de 55 kilomètres dans les années 2000, l'orientation magnétique de la piste 09-27 change et passe aux  QFU 08-26. Ceci exige une modification de la carte VAC en 2009.

L'atelier de mécanique


Au chapitre de la mécanique, le progrès majeur a été la mise aux normes de l'unité d'entretien agréée créée en 1989.

Une UEA départementale avait été envisagée en 2007 mais le prix de revient de l’heure de mécanique dans un atelier agréé départemental aurait été supérieur à celui d'une structure interne au club. L'Aéroclub Loudunais décide donc de ne pas s'associer au projet qui est abandonné en 2009. La mise aux normes est achevée en 2009 et l'unité de maintenance se transforme en Organisme de maintenance agréé (n° 108) et en Organisme de gestion du maintien de la navigabilité (n° 283), habilité à renouveler les certificats de navigabilité.

La mécanique est le théâtre d'un autre changement en 2008 lorsque Marjan Goral décide de mettre un terme à ses activités de mécanicien. Il est remplacé à ce poste par Michel Richez.

Sous la présidence de ce dernier sont mises en places de nouvelles améliorations techniques telles qu'une boîte à clefs et un automate à carte Total qui va faciliter les avitaillements en essence.

A côté de ces améliorations purement techniques, le confort des gardiens et des membres n'est pas oublié puisque la maison des gardiens est rénovée plusieurs fois et que les bureaux et les hangars de l'Aéroclub sont repeints en 1998. La municipalité installe en 2006 un parquet flottant à l’étage pour rendre la salle de cours un peu plus présentable.

Le parking auto est balisé en mars 2007 et une clôture est installée en 2008 pour empêcher  les voitures de stationner dans l’axe de la piste et pour assurer la sécurité des piétons et des promeneurs du chemin pédestre.


Route d'accès et seuil de la piste 08

Activités nouvelles


Jean-Pierre Yven reste seul instructeur après le départ à la retraite d'Yves Charlot en 1993. Il est aidé à partir de 2002 par Trudy Dieleman avant de prendre sa retraite en 2003. Il est d'abord remplacé par Jean-Luc Cadier en 2004. En 2007 c'est le tour de Michel Ricotier et en 2009 de Geneviève Delachaume.

C'est dans les années 1990 qu'a lieu un changement majeur à l'Aéroclub Loudunais avec l'arrivée des pilotes de l'ANEG (Aéroclub National du personnel des industries Electriques et Gazières) membres du CSAE 37, Club Sports Aériens Energie.

Des employés de la centrale nucléaire d'Avoine, près de Chinon, étaient déjà membre de l'Aéroclub depuis quelques années mais c'est en 1986 que l'on trouve la première mention de l'ANEG , facturée pour des promenades aériennes et des vols d'initiation (2h27 de vol sur le F-BVMF). Ces vols se produisent épisodiquement, mais c'est à partir de 1996 que les vols des pilotes ANEG sont comptabilisés séparément. En 1998 a lieu un premier stage de pilotage pour les pilotes de l'ANEG. L'association entre l'Aéroclub Loudunais et l'ANEG (et son club CSAE 37) est formalisée en 2009 par une convention qui définit les conditions d'utilisation et de gestion de l'avion ANEG. En gros, l'aéroclub est chargé de la gestion administrative et technique de l'avion qui peut être utilisé aussi bien par les membres de l'aéroclub que par les membres de l'ANEG. L'avion de l'ANEG a longtemps été le DR400/160 F-BXRP. En 2009, de longues discussions aboutissent à un grand échange entre les avions du club et ceux de l'ANEG. Le club achète le XJ à l'ANEG et lui vend le MP, mais c'est le RP qui est affecté à un autre terrain tandis que le MP, maintenant avion ANEG, reste à Loudun. Vous me suivez ?
   
L'ANEG organise chaque année pour ses membres des stages pour des élèves débutants et des pilotes désireux de se perfectionner à la navigation, par exemple par des voyages en Corse.

Toutes ces améliorations se traduisent par un regain d'activité et l'aéroclub voit le nombre de ses heures de vol rapidement dépasser les 1000 heures par an et monter même jusqu'à 1500 heures en 2004, ce qui n'est d'ailleurs pas du goût de tout le monde. Le tour de piste doit être modifié en 1997 et se faire dorénavant par le nord "afin d'éviter les nuisances de jour comme de nuit." Ceci n'empêche pas des plaintes des riverains pendant l'été 2001 et de nouveau à l'été 2002. Les pilotes reçoivent alors la consigne de virer à gauche après un décollage en 26 afin d’éviter de raser les toits de Véniers.

Les pilotes du club ont également participé à plusieurs épreuves nationales telles que le "Jour le plus Long" de la FFA pour laquelle il s'agit de faire voler un maximum de membres d’un club entre le lever et le coucher du soleil le jour du solstice d'été. Lors de sa première participation, en 1993, l'Aéroclub Loudunais se classe 22ème sur 144 clubs. L'année suivante, le club est 10ème sur 128. Cette participation s'est interrompue en 2002 par manque de motivation des pilotes du club.

Jean-Pierre Yven a également organisé la pratique du VFR de nuit après avoir obtenu une qualification d'instructeur-testeur pour vol de nuit. en 1998. L'éclairage du terrain était réalisé avec des lampes à gaz tandis qu'un poteau porteur d'une lampe rouge marquait l'emplacement des arbres en seuil de piste ouest.


Départ du premier vol de nuit en 1998

Le succès de cette initiative se concrétise en 1999 avec la participation à l’épreuve de la « Nuit la Plus Courte » de l’équipage Belin/Ribardière/Yven qui remporte une superbe 3ème place. Des pilotes loudunais seront présents les années suivantes mais en 2004 l’utilisation des bouteilles de gaz cesse d'être autorisée pour le vol de nuit.

Jean-Pierre Yven a également préparé plusieurs de ses élèves pour le Tour de France aérien des jeunes pilotes, Sylvain Bernon en 1994 et Denis Briant en 2002, classé 18ème sur 50 concurrents.

Les manifestations locales, meetings et rallyes aériens, qui avaient marqué les débuts du club avaient disparu, tués par les exigences réglementaires, quand en 1995, Jean Ribardière se lance dans l'organisation d'un rallye qu'il décide de dédier à la mémoire de Serge Chalumeau. Ce pilote formé à Loudun en 1966 (par René Chapeau) puis entré dans l'armée de l'air s'était écrasé au cours d'un entraînement avec son chasseur bombardier Vautour en 1976 près de Mauléon. Le rallye comportait une épreuve de navigation et d'autres épreuves au sol. Il n'a plus eu lieu après la mort accidentelle de son organisateur en mai 2005.

Des week-ends d'initiation à la voltige ont parfois été organisés, en 1996 par Jean-Pierre Yven (sur un CAP 10 fourni par la Fédération et piloté par François Messague, instructeur à Mauléon) et en 2011 par Geneviève Delachaume (CAP 10 des Ailes Châtelleraudaises piloté par Etienne Larroque et Jacques Babin).


Initiation à la voltige en 2011

Les 40 ans du club ont été fêtés en 1998 par un dernier grand meeting avec la participation d'un Alpha Jet de l'Armée de l'Air, de plusieurs avions de voltige dont un Sukhoi piloté par le champion du monde 1994, Xavier de Lapparent, d'avions de collection du musée de l'air d'Angers, de parachutistes, d'ULM, de modèles réduits et d'une montgolfière,

Les "café croissants" ont été une autre occasion de faire venir à Loudun des avions d'autres aéroclubs de la région. On en trouve mention dans la presse locale ou les comptes-rendus des AG entre 1997 et 2008. Il pleut toute la journée en 2008 et il semble que l'expérience n'a pas été renouvelée depuis.

Le Brevet d'Initiation aéronautique (BIA)


Une convention est signée en décembre 1997 entre l'aéroclub et le lycée Guy Chauvet de Loudun pour préparer les élèves volontaires à passer le BIA. L'instruction a été assurée au début par un professeur du lycée membre du club, Jean Ribardière, assisté par Jean-Pierre Yven. Cette activité est ensuite reprise par Sylvette Plumé à Chinon qui obtient le diplôme CAEA de formateur BIA en 2002.

Les premiers résultats sont très encourageants (5 reçus en 2000, 4 en 2001, 6 en 2002, 6 reçus à Loudun et 7 à Chinon en 2003,  autant en 2004 et en 2005. Il devient ensuite très difficile de trouver des élèves candidats.

En septembre 2009, Geneviève Delachaume relance le BIA à Loudun et elle réussit à inscrire 10 élèves. Huit sont reçus cette année-là dont un avec la mention Très bien. Elle continue en 2010 mais, faute d'une vraie motivation de la part des parents pour amener les enfants au terrain, il n’y a pas d’inscriptions pour l’année 2011-2012, ce qui met fin au programme.


Les diplômés de 2010

L'avenir de l'aéroclub


La mise aux normes du terrain de Loudun et de ses installations est maintenant pratiquement terminée mais ceci ne mettra pas un terme à la modernisation de l'aéroclub

Cette nouvelle étape dans la progression du club s'est d'abord traduite par l'arrivée de l'informatique.

L’ADSL Asymmetric Digital Subscriber Line, technique de communication numérique utilisant les lignes téléphoniques existantes, est arrivée au terrain en 2003 et a permis un accès facile et rapide aux informations aéronautiques (NAV2000 et OLIVIA par exemple).
Il faut attendre 2006 pour qu'un premier système de réservation des avions via Internet (Open-Flyer) soit mis en place par Thierry Mauberger. Ce procédé est facultatif au début mais, à partir de janvier 2007, les pilotes doivent inscrire directement leurs vols sur l’ordinateur du club.  Le système s’avère très pratique et facile d’emploi. Open Flyer est remplacé en 2012 par Aérogest, logiciel permettant de gérer les avions, les membres et les comptes de l'aéroclub.

En 2008, Salem Miloudi et Stéphane Duchenne évoquent l'importance d'un site Internet pour le recrutement de nouveaux élèves ou pilotes. Thierry Mauberger crée ce premier site dont les textes de base sont rédigés par Geneviève Delachaume. Ce site est en train d'évoluer sous la houlette de Yann Challet avec l'installation de nouvelles rubriques telles que le présent historique.

L'autre grande évolution est la transformation de l'aéroclub en ATO  (Air Training Organization).

Jusqu'à présent, l'Aéroclub Loudunais était une organisation "déclarée". Il lui faut maintenant devenir une organisation "certifiée" c'est-à-dire une ATO, ce passage devant être achevé en avril 2014. Les travaux sont en cours et la paperasse se prépare.

Le passage en ATO représente énormément de travail mais les membres du bureau, les instructeurs et d'autres membres de l'aéroclub s'y sont lancés avec un enthousiasme non dissimulé car ils savent que, au-delà de l'aspect souvent ridicule des paperasses administratives, la rigueur de l'instruction des élèves, la sécurité des vols et l'aéroclub tout entier en sortiront renforcés.

Fin 2013, les pilotes de l'Aéroclub Loudunais avaient accompli 41285 heures de vol et obtenus 156 brevets de pilote depuis leur premier vol sur l'aérodrome de Loudun, le 6 juin 1958. Notre club est maintenant le troisième de la Vienne, juste derrière ceux de Poitiers et de Châtellerault. Sa transformation en ATO lui permettra de survivre et de poursuivre sa glorieuse histoire.

Loudun, terrain d'accueil


L'aérodrome de Loudun est surtout fait pour les avions, en particulier ceux de l'Aéroclub Loudunais, mais nous ne sommes pas égoïstes et nous avons accueilli bien d'autres groupes.

Aéromodélisme

La création d'une section "modèles réduits" au sein de l'Aéroclub Loudunais est évoquée lors de la première AG tenue le 28 novembre 1958 mais le club manque d'un moniteur et d'un local particulier. Cette section est créée en 1964 par M. Fredaigue pour une quinzaine de modélistes et elle est reconnue officiellement le 13 mai 1965. Cette activité se poursuit sous la direction de M. Guibert avant de disparaître au début des années 1980.

L'aéromodélisme revient à Loudun en 1998 avec un club créé par Vincent Proyart, repris en 1999 sous la forme de l'association Les Ailes loudunaises, présidée par Philippe Soulassol à qui succède en 2013 Guillaume Bernon.


Caudron 450 : maquette radiocommandée de 2,10 m d'envergure pour courses aux pylônes ; Guillaume Bernon

Parachutisme

Une activité parachutiste est organisée sur le terrain par M. Mougeat en 1997 et 1998. Depuis 2007, Jean-Christophe Pineau et sa société ABCD'Air viennent sur l'aérodrome faire des sauts en tandem à Loudun un ou deux week-end par mois pendant la belle saison.

ULM et constructeurs amateurs

 
En 1990, l'aérodrome est l'une des étapes du Tour de la Vienne en ULM (Ultra-Légers Motorisés) et en 1997, 90 concurrents du quatrième tour de France ULM y font une escale imprévue pour se ravitailler en carburant en raison d'un vent contraire plus fort qu'annoncé.

En 2003, le club ULM de Montreuil Bellay chassé de son terrain par l'expansion de la zone industrielle du Méron pense un moment venir s'installer à Loudun. Le projet est abandonné en raison de la répartition géographique des membres de ce club, mais trois de ses pilotes viennent s'installer à Loudun et garent depuis leurs machines dans le hangar de l'Aéroclub.

Yves Point continue de s'occuper des ULM et d'organiser de très intéressants rassemblements des "poux du ciel" chaque année depuis 2007.

Planeurs


En 1991 a lieu une première visite d'un club de vol à voile d'Aix-La-Chapelle, le Luftsport Verhein Aachen. Ils venaient depuis 15 ans dans la région (Ancenis, puis Chauvigny) mais ce dernier terrain étant en réaménagement, vingt pilotes, quinze planeurs et un avion remorqueur ont débarqué à Loudun et se sont installé avec femmes et enfants au terrain de camping à côté de l'étang de Beausoleil. Ils reviennent chaque année jusqu'en 2004 mais trouvent une météo particulièrement défavorable cette année-là. Les stages du club allemand se déroulent maintenant à Puimoisson, dans les Alpes de Haute Provence, où il fait sans doute plus beau.

Des planeurs hollandais sont également venus en stage en 2003 et 2007 mais ils n'ont pas beaucoup volé à cause d’une mauvaise météo.

Montgolfières


En 1995, l'aéroclub participe à l'organisation d'un championnat franco-britannique de montgolfières dont une des épreuves de précision a lieu sur l'aérodrome de Loudun.


L'envol des montgolfières


Activités extra-aéronautiques


Outre ces activités purement aériennes, bien d'autres visiteurs fréquentent le terrain de Loudun. C'est un endroit apprécié des Loudunais pour les vins d’honneur des mariages et l'association des Donneurs de sang y célèbre sa fête annuelle.

En mai 2003, la municipalité de Loudun avait même envisagé de réquisitionner le terrain pour un spectacle de musique (Fieska). La perspective de voir débarquer 5000 teufeurs sur nos installations remplissait de joie les membres de l'Aéroclub mais le projet a été annulé.

C'est en 2001 que la municipalité de Loudun a confié à l'association Arbrissel la réalisation d'un sentier de découverte sur le site du "Pé de Jojo", contigu aux locaux de l’aérodrome. Le Pé de Jojo est fréquenté depuis par de nombreux promeneurs, Loudunais ou touristes, et en 2010 il a même été le siège d'une étape du 21° Tour de la Vienne Pédestre (organisé chaque année par le Lencloître JC 86). L'AC Loudunais a d'ailleurs offert un baptême de l'air à l'équipe victorieuse de l'étape (Triathlon de Châtellerault).


Baptême de l'air des vainqueurs de l'étape du TVP 2010

Enfin, depuis la suppression de l'héliport de l'hôpital de Loudun, c'est depuis l'aérodrome que se font les évacuations sanitaires par hélicoptère.

Ce court historique de l'Aéroclub Loudunais sera complété de temps en temps par des récits plus détaillés portant sur des sujets particuliers :


Chroniques de l'Aéroclub Loudunais

Histoire des avions
L'aéromodélisme à Loudun
A suivre





Webcam :

Nuit aéronautique

11 Dec 2017

Heure locale,
pour LFDL uniquement.

Lever du soleil aéronautique :08:07
Lever du soleil :08:37
Coucher du soleil :17:09
Coucher du soleil aéronautique :17:39

Metar

LFBI :
2017/12/11 20:30
LFBI 112030Z AUTO 30009KT 9999 BKN046 OVC096 05/02 Q0997 NOSIG
LFBI :
Poitiers, France (LFBI) 46-35N 000-19E 120M
Dec 11, 2017 - 03:30 PM EST / 2017.12.11 2030 UTC
Wind: from the WNW (300 degrees) at 10 MPH (9 KT):0
Visibility: greater than 7 mile(s):0
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Temperature: 41 F (5 C)
Dew Point: 35 F (2 C)
Relative Humidity: 80%
Pressure (altimeter): 29.44 in. Hg (0997 hPa)
ob: LFBI 112030Z AUTO 30009KT 9999 BKN046 OVC096 05/02 Q0997 NOSIG
cycle: 20

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Code OACI :

Aéroclub de Loudun


Bellevue
86200 Loudun

05-49-98-12-81



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